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Les rois anglais du jeu en ligne privés de clients aux États-Unis Article du Figaro
Les rois anglais du jeu en ligne privés de clients aux États-UnisLe Congrès américain renforce la législation interdisant les jeux d'argent sur Internet. Les sociétés anglaises ont connu hier une véritable déroute boursière.3 Octobre 2006 Lundi noir pour les PartyGaming, Empire Online, 888, Neteller, SportingBet. Ces sociétés anglaises de jeux en ligne ont perdu 5,5 milliards d'euros de valeur boursière en quelques heures hier à la Bourse de Londres. Comme dans une partie de poker qui tourne mal, elles ont été amputées jusqu'aux deux tiers de leur valeur. Réalisant environ la moitié de leur chiffre d'affaires avec les joueurs américains, elles sont frappées de plein fouet par la nouvelle loi américaine prohibant les jeux en ligne. George Bush doit promulguer le texte cette semaine. Selon les études publiées aux États-Unis, les Américains ont parié environ 3,1 milliards d'euros sur des sites Internet basés à l'étranger en 2005. Le marché mondial du jeu en ligne s'élève à 9,4 milliards d'euros. « Tout le monde est perdant si l'industrie des jeux en ligne continue de prospérer », estime Jim Leach, le principal promoteur de la loi à la Chambre des représentants. Celle-ci interdit aux banques et aux sociétés qui émettent des cartes de crédit d'accepter les paiements et les virements sur les sites Internet de jeux en ligne. Or les sociétés de paris sur Internet fonctionnent grâce aux transactions effectuées par carte bancaire comme n'importe quel site de commerce électronique. « Environ 40 % du chiffre d'affaires des sites de jeux en ligne sont réalisés grâce aux utilisateurs américains », rappelle Frédéric Vinzia, président de Partouche Interactive. Cette loi, qui doit préserver les valeurs morales de la famille, satisfait les propriétaires de casinos traditionnels. Ces derniers s'inquiètent qu'une partie de leur clientèle préfère les jeux sur Internet. Ces derniers mois, plusieurs dirigeants de sociétés de paris sur Internet ont connu des ennuis. Peter Dicks, président de SportingBet, a été arrêté aux États-Unis, puis libéré sous caution. David Carruthers, directeur général de BetOnSports, a été assigné à résidence au Texas. En France, l'Etat a rappelé à l'ordre la société autrichienne Bwin. Mais Paris pourrait avoir du mal à tenir cette ligne car Bruxelles est contre le monopole d'Etat de la Française des Jeux et du PMU. Autres dépêches à lire :
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